Guatemala : rétro 2017

L’année 2017 au Guatemala est tristement dans la continuité des précédentes : poursuite du Président Morales et de son entourage le plus proche pour corruption. On en prend d’autres et on recommence !

Du neuf : un nouvel ambassadeur des USA (désigné par Trump) qui semble bien plus proche du régime que son prédécesseur. Malgré de nombreuses manifestations, le Parlement a refusé la demande de levée de l’immunité du Président.

La situation économique pâtit de la faiblesse des institutions et la grande pauvreté touche encore plus de personnes. Dans un contexte marqué par la culture de la violence dans tous les secteurs.

Sur tous ces sujets, on peut lire plus de précisions dans l’analyse (lire ici) qui introduit le rapport annuel sur les activités du Mojoca au Guatemala en 2017

OXFAM et nous

L’émotion suscitée par les comportements scandaleux de travailleurs d’Oxfam–Grande-Bretagne appelle à la réflexion et à quelques mises au point. D’autant que le Réseau Mojoca–Belgique passe par Oxfam-Solidarité-Belgique pour que les donateurs puissent bénéficier d’une attestation fiscale.

Nous proposons deux textes susceptibles de mieux situer les enjeux et de favoriser la réflexion :

  1. le courrier du secrétaire général d’Oxfam–Belgique, Stefaan Declercq, à lire ici
  1. une très intéressante analyse de la logique des interventions « humanitaires » par Frédéric Thomas du CETRI (texte paru en « opinion » dans Le Monde du 19 février)

Ce deuxième texte nous donne l’occasion de rappeler – si besoin – que les chantiers du MOJOCA s’inscrivent dans une tout autre perspective : celle d’une coopération dans la durée et du développement de la prise en charge du Mouvement par les jeunes (« autogestion »), aux antipodes de « l’urgence humanitaire ».

Bonne lecture et bonne réflexion.

1993-2018

le Mojoca a 25 ans !
Paroles de Gérard Lutte aux travailleuses et travailleurs en réunion d’ouverture de l’année sociale 2018, le 11 janvier. Extraits.

Il y a 25 ans, le rêve d’un Mouvement des jeunes de la rue naissait.
Tout a commencé au mois d’avril 1993 lors de mes rencontres avec 60 filles et garçons des rues. Ils m’ont raconté l’histoire de leur vie. Ces rencontres ont eu pour chacun-e de nous une influence profonde sur la suite de notre vie.
Je me suis identifié à chaque jeune, j’ai souffert avec lui les violences qu’il endurait et je me suis réjoui de ses petits bonheurs. Ainsi j’ai découvert leurs valeurs et leur capacité à devenir responsables d’eux-mêmes et dans la société. J’ai donc décidé de revenir au Guatemala, de les appuyer dans la réalisation de leurs rêves et de me mettre pour le restant de ma vie à leur service.

Coopérer au développement, oui, mais comment ?

La politique de coopération au développement de la Belgique devrait intéresser tous les citoyens. Elle fait actuellement l’objet de débats qui portent plus sur les budgets (insuffisants) que sur la qualité.

Le Réseau belge d’amitié avec les jeunes de la rue et les acteurs des chantiers menés avec les jeunes au Guatemala ne sont pas indifférents à ces débats.

Ici le point de vue du président de l’asbl (publié dans le mensuel Plein Soleil, février 2018)

L’année démarre en fanfare !

Le 20 janvier, une première à Bruxelles, près de 600 ami-e-s on répondu à notre invitation et ont assisté au concert « Canta Mojoca ». Une ambiance chaleureuse, une équipe formidable, un programme vivifiant, un fameux succès (images).

Et le 3 février, à la Halle de Han, record d’assistance battu pour notre traditionnel « buffet paysan » et chaude ambiance gaumaise.

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Qui se ressemble…

Rien d’étonnant à ce que Jimmy Morales, le président du Guatemala, ait été le premier à suivre la décision de Trump d’installer l’ambassade de son pays à Jérusalem (ici) Il a autant de considération pour les Palestiniens que pour les pauvres de son pays. Plus étonnant, le Pape a désigné comme représentant du Vatican au Guatemala un prélat connu pour ses connivences avec les droites extrêmes. Il sera en famille.

Dans le même temps, un proche de Morales tente de faire adopter un décret qui restreindrait sensiblement le champ d’actions des ONG et des défenseurs des droits de l’homme. Une mobilisation internationale tente de s’y opposer. Mais cela ne fait pas les Unes de nos médias !

Deux jeunes femmes du Mojoca en Belgique

20171015_161213Avec l’abuelo Gérard, elles ont fait un véritable tour de Belgique tout au long du mois d’octobre. Ces deux jeunes femmes, Julia et Kenia, ont multiplié les rencontres et impressionné des publics très variés.

Réseau belge d’amitié avec les jeunes de la rue

Un des objectifs de ce « tour de Belgique » était de rencontrer les bénévoles et volontaires du réseau belge pour leur permettre de mieux comprendre le vécu des jeunes de la rue et de mieux percevoir les activités proposées à cette jeunesse exclue. De plus, dans un souci d’éducation au développement, des rencontres dans de nombreuses écoles primaires, secondaires et supérieures étaient prévues.

A peine débarquées, nos deux jeunes amies ont été bombardées de questions sur leurs expériences personnelles et sur le présent et l’avenir du Mojoca. Kenia et Julia ont toujours répondu avec sérénité, clarté, humour et un sens des responsabilités qui ont impressionné leurs auditoires.

Ce n’était pas évident. En effet, elles passaient du jour au lendemain, de groupes de vieux amis du réseau à des classes du primaire ou du secondaire. D’interventions dans la chaleur de repas solidaires ou de concerts à des soirées avec des étudiant-e-s du supérieur. Autre public, autre type d’activités.

Nous proposons quelques échos de ce passage très interpelant et porteur d’espoir, voir le compte-rendu ici.

A qui profite le crime ?

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Un trabajador: de Movistar yace muerto el vlemes en Ciudad de Guatemala.

 

 

 

 

 

 

Les séquences de violences sont hélas quotidiennes dans la capitale du Guatemala. Les jeunes de la rue ne sont évidemment pas les seules victimes. La multinationale espagnole « Telefonica » dont 4 agents ont été assassinés récemment a alerté les médias.

Le quotidien de Madrid « El Pais » propose quelques éléments d’analyse et de contexte dans l’article qu’on pourra lire ici. Il pose la question de savoir pourquoi l’Etat laisse agir impunément las « maras ». Qui tire profit de ces morts violentes (4.500/an) ? Sans doute des criminels très proches du pouvoir.