Le réseau

Les réseaux d’amitié

Le MOJOCA est, pour l’essentiel, soutenu par deux réseaux d’amitié :

  • Amistrada, c’est le nom du dynamique réseau italien. Il est constitué de petites équipes aux quatre coins de la péninsule (voir le site : www.amistrada.net).
  • Le réseau belge existe depuis 1999. Essentiellement actif en Fédération Wallonie-Bruxelles, il compte des groupes en Brabant wallon, à Liège, à Bruxelles et dans les provinces de Hainaut et de Luxembourg. Et beaucoup d’amis un peu partout…

Les personnes qui en font partie sollicitent le soutien de pouvoirs publics (communes, provinces, …), d’organisations non gouvernementales, de fondations, d’entreprises, de groupements divers (écoles, paroisses, associations, …).
Parmi les soutiens 2013: les provinces de Brabant wallon et de Luxembourg, la ville de Liège et des ONG. comme Entraide et Fraternité, Solidarité mondiale, Talitha Koum, Vie d’enfants, …

Le Réseau organise des activités de sensibilisation et d’éducation au développement dans des écoles, des repas solidaires, des soirées culturelles de solidarité, des ventes d’artisanat et des rencontres annuelles avec Gérard Lutte et des jeunes responsables du Mouvement.

Enfin des jeunes belges partent comme volontaires pour travailler au Mojoca 6 mois ou un an.

En 2012, le réseau s’est constitué en asbl « MOJOCA-Réseau belge d’amitié avec les jeunes de la rue ». Ce qui devrait permettre d’élargir encore la solidarité (par exemple par des legs et autres dons réservés à des asbl).

Composition du Conseil d’administration

Ana Patricia Alvarez, Aurore De Keyzer, André Demarque, Jacqueline Englebert (secrétaire), Jos Freylinger, Jacques Hanon, Jacques Liesenborghs (président), Xavier Liesenborghs, Béatrice Lutte, Franco Scardino, André Stuer, Anne Vandernoot, Caroline de Viron, Bernard Scutnaire.

 

Deux jeunes femmes du Mojoca en Belgique

20170930_214357Avec l’abuelo Gérard, elles ont fait un véritable tour de Belgique tout au long du mois d’octobre. Ces deux jeunes femmes, Julia et Kenia, ont multiplié les rencontres et impressionné des publics très variés. Nous proposons quelques échos de ce passage très interpelant et porteur d’espoir.

Réseau belge d’amitié avec les jeunes de la rue

Un des objectifs de ce « tour de Belgique » était de rencontrer les bénévoles et volontaires du réseau belge pour leur permettre de mieux comprendre le vécu des jeunes de la rue et de mieux percevoir les activités proposées à cette jeunesse exclue. De plus, dans un souci d’éducation au développement, des rencontres dans de nombreuses écoles primaires, secondaires et supérieures étaient prévues.

A peine débarquées, nos deux jeunes amies ont été bombardées de questions sur leurs expériences personnelles et sur le présent et l’avenir du Mojoca. Kenia et Julia ont toujours répondu avec sérénité, clarté, humour et un sens des responsabilités qui ont impressionné leurs auditoires.

Ce n’était pas évident. En effet, elles passaient du jour au lendemain, de groupes de vieux amis du réseau à des classes du primaire ou du secondaire. D’interventions dans la chaleur de repas solidaires ou de concerts à des soirées avec des étudiant-e-s du supérieur. Autre public, autre type d’activités.

De la Maison Ouvrière à Quaregnon au resto de l’entreprise d’économie sociale Creasol à Liège avec des publics principalement issus des immigrations italiennes et espagnoles. De jeunes et d’enseignants d’écoles fidèles (à Rèves, à Arlon, à Wavre, à Bressoux) à des rencontres avec des membres actifs de notre réseau à Chaumont, Tintigny, Bruxelles et Liège.

Etre disponibles à toutes les questions parfois saugrenues ou indiscrètes ! Donner des éléments de réponses adaptés aux différents publics. Elles ont réussi l’épreuve avec la plus grande distinction. Elles se complétaient idéalement : Kenia issue de la rue et victime de beaucoup de violences et Julia, ainée d’une famille très pauvre avec 9 frères et sœurs et soutenue par les bourses d’études du Mojoca.

Amitié, solidarité, partenariat

Julia était aussi l’invitée d’Entraide Fraternité, association qui soutient fidèlement le Mojoca au fil des années. Avec Dolorès et Héloïse, elle a rencontré beaucoup d’enfants du primaire et d’associations. On pourra lire plus loin le compte-rendu de Dolorès.

Pendant leur séjour Gérard et les 2 jeunes femmes ont rencontré des partenaires fidèles du Mojoca (Vie d’Enfant, TaliThakoum), de nouveaux amis (Femmes d’Europe) et des revenants comme Jean-Marie Léonard qui va décrocher un soutien des Maisons médicales pour nos projets « santé ».

Rencontres amicales, rencontres festives, séances plus éducatives où les jeunes d’ici sont amenés à porter des regards neufs sur leur propre existence et sur les (dés)ordre du monde dont le Guatemala est un triste exemple. Violences et inégalités inimaginables chez nous. Quelle solidarité ? Que pouvons-nous faire ?

Pour les volontaires et bénévoles du Réseau, ce mois de compagnonnage renforce des liens et la conviction que la pédagogie et les chantiers développés au Guatemala permettent à des « jeunes talents, comme Julia et Kenia, de se construire et de se mettre au service des autres et de l’avenir du Mouvement. A travers elles et leurs compagnes et compagnons, nous avons la conviction que l’avenir est dans de très bonnes mains.

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Echos au fil du voyage

Innovation

DSCN1950Pour la première fois cette année, Entraide et Fraternité a organisé « La campagne des Droits De l’Enfant « (DDE), en mettant en avant le Droit à la Participation en collaboration avec notre partenaire MOJOCA au Guatemala.

Julia Arevalo, ancienne bénéficiaire du MOJOCA, et désormais partie-prenante dans la gestion du mouvement, est venue du 2 au 9 octobre, témoigner de son expérience. Une semaine chargée d’émotion et de partage !

Accompagnée de l’équipe du Pôle-jeunes, Julia a rencontré plus de 600 enfants dans différentes écoles du primaire, d’associations de lutte contre la pauvreté et de mouvements de Jeunesse.  Elle a fait réfléchir les jeunes, en petits groupes, sur leurs droits et leurs devoirs à travers le récit de l’arbre des droits et de la vie d’Andrea, ancienne enfant de la rue de MOJOCA. Les enfants, très réceptifs, touchés et impressionnés par son parcours, ont posé de nombreuses questions et ont souhaité se solidariser avec les enfants du Guatemala.

De son côté Julia, repart encore plus inspirée et déterminée à aider «los ninos y jovenes de la calle » à devenir des citoyens responsables de leurs vies ! Au Nord comme au Sud, cette première campagne a porté ses fruits et Entraide et Fraternité espère reproduire très prochainement une campagne DDE.  (Dolorès)

 

Vie ? Survie ?

« Ce mail simplement pour vous remercier pour la conférence de jeudi soir. Elle a été très intéressante mais aussi très enrichissante pour moi. En effet, on a tendance à oublier que nous disposons d’un confort que beaucoup ne sont pas en mesure d’obtenir aussi facilement que nous, que pour beaucoup, la vie s’apparente plus à la survie, ils ne savent jamais comment se passera demain… 

Et même si je savais déjà tout ça, une piqure de rappel ne fait jamais de mal pour se rappeler à quel point nous sommes chanceux. 

Merci de nous avoir présenté ces personnes, merci à elles d’avoir partagé un bout de leur vie avec nous et de nous avoir fait découvrir Mojoca. ». (Future instit, LLN)

Ouvrez les mains…

20171003_14424220171003_150130Nadia nous avait dégotté cette école primaire au cœur d’un quartier dense et multiculturel, à Bressoux, aux portes de Liège.

Soixante filles et garçons, aux visages multiples évoquant leurs origines.

Ecoute, attention, bienveillance : nous étions attendus.

Kenia puis Julia témoignent, Nadia traduit, Gérard aussi et André gère au mieux le temps qui passe et les questions qui ne manquent pas de fuser. Visiblement ils étaient préparés et avaient leurs listes. Merci les instits !

Des mots clefs apparaissent sur le tableau : solidarité, fraternité, amitié, partage.

Mots qui avaient l’air de résonner dans ce groupe d’écoliers.

Des photos circulent, on se les partage deux par deux… c’est déjà l’heure.

Sur l’invitation d’un professeur ils se mettent debout et applaudissent avec cœur.

André, n’y tenant plus, en guise d’au revoir, lance un chant avec gestes et clap’s des mains : « Ouvrez les mains, tendez les mains, donnez vos mains : chantez ! »

Et c’est la même vie, ici ou là-bas, qui chante sa joie, ses peines et ses différences.

Au cours d’espagnol

IMG_7004Il y a une dizaine d’années le collège avait organisé une marche parrainée solidaire avec le Mojoca. Des centaines de jeunes sont partis avec leur pique-nique pour une journée sur les chemins de campagne du B-W après découverte du projet.

L’équipe d’animation du collège, souhaitant faire mémoire de toutes ces marches, chaque année différentes, Bernard Scutnaire en a profité pour proposer de faire un rappel-Mojoca durant le cours d’espagnol des rhétos, un lundi d’octobre après midi.

Programme : brève intro par André : c’est quoi MOJOCA, puis Julia témoigne et Sandrine, la prof, se propose de traduire si nécessaire et de relayer les questions que les élèves formuleraient difficilement en espagnol. Le temps passe vite et bientôt, en petits groupes, les élèves se mettent à faire des panneaux qui prendront place dans une exposition destinée à rappeler les diverses marches des années précédentes et leurs impacts sur les projets choisis.

On s’est rappelé la valeur de toute vie, la force de l’amitié fraternelle et que la construction ou la reconstruction de l’humain se fait ensemble et que nous sommes, aussi, responsables les uns des autres. Ça c’est l’essentiel du projet et c’est pour cela qu’il existe. (André, Basse-Wavre)

Musarder dans les vignes !  

20171022_175640Première organisation du groupe de Namur : un concert au vignoble Grafé, domaine du Chenoy avec une demi-douzaine de musiciens : Les MUSARDINS.

Ça commence par une intervention de Gérard et des « filles » qui fait battre le cœur, ça se poursuit avec la réponse de Guy, le chef, avec sa voix troublée par l’émotion et puis ça démarre avec le souffle délicat des flûtes diverses, le clavecin qui fait le continuo, la guitare qui tient le tempo et le violon qui s’emballe.

On a droit à une première partie médiévale, baroque et renaissance avec des touches très dansantes qui vous démangent les doigts de pieds et vous font applaudir à tout rompre. C’est normal : « Au commencement était la danse !» Leur dynamisme joyeux en fait foi.

Entr’acte : grignotages et dégustation des vins du coteau.

Reprise avec des touches folk et des incursions vers l’âme profonde de l’Ecosse.

Les applaudissements furent nourris de toute l’écoute joyeuse et attentive.

On se parla encore longtemps après : rencontres, retrouvailles, contacts noués.

Ambiance MOJOCA !  Merci l’équipe coachée par Béa.

Offensive pacifique

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Au cœur de tout ça les enfants et les jeunes de la rue du GUATEMALA que soutient le Réseau d’amitié de Belgique. Un Réseau avec un président une secrétaire un conseil d’administration dynamiques et créatifs. Et des associations qui permettent au Mojoca de se maintenir et de se développer malgré la crise économique mondiale qui appauvrit les milieux populaires. Bravo la Belgique qui parvient à augmenter d’année en année le soutien économique et le volontariat au Guatemala.

Le risque dans des moments de difficultés c’est la résignation, le découragement, la culture de la défaite et du retrait. Nous allons faire exactement le contraire avec une stratégie d’initiatives  et de développement, d’offensive pacifique naturellement. (Gérard)

MERCI

Partager une partie de ma vie en compagnie de Kenia fut une expérience spéciale où, par moments, se bousculaient des souvenirs douloureux. Mais aujourd’hui tout va bien.

Je crois et j’espère que nous avons contribué à ce que chacune des personnes qui nous ont écoutées soient heureuses et trouvent la force de penser que le meilleur peut arriver … et alors il arrive !

Toutes les rencontres ont été des découvertes : des personnes, des lieux, des bières, des chocolats ! Mais ce fut aussi une découverte pour moi de me rendre compte que, dans votre pays aussi, il y a de la misère et qu’il y a aussi des enfants qui manquent d’amour et de moyens.

Mais, pour moi, les besoins matériels sont secondaires, la première nécessité, c’est d’aimer, d’avoir confiance en nous, d’avoir un but qui nous pousse à aller de l’avant et de croire que nous avons les capacités de le réaliser.

Ce qui n’a pas de prix, c’est de savoir que ce que je fais de ma vie, ce n’est pas seulement pour moi, mais aussi pour beaucoup d’autres. (Julia)

PRESENTACIÒN DE JULIA ARELY AREVALO CARIDAD

Julia Arely Arévalo Caridad, 27 años de edad, nacida en San Salvador, el 27 de octubre de 1990, mis padres, Marco Antonio Arévalo y Morena Guadalupe Caridad, eran ambos de nacionalidad salvadoreña. Mi padre es vendedor de medicina natural y mi madre era ama de casa y se fue a vivir fuera de casa cuando yo tenía 18 años, las circunstancias me hicieron asumir el papel de madre y de ama de casa. Soy hermana mayor de 9 hermanos.

Estamos viviendo en un asentamiento (favela) en la periferia de la ciudad de Guatemala. Mi papá no ganaba suficiente para todas las necesidades de la familia y cuando cumplí 14 años me dijo que no podía seguir pagando mis estudios porque tenía que dar las posibilidades a mis otros hermanos, cuando tenía 15 años comencé a trabajar en el MOJOCA como niñera de las Mariposas que se reunían dos domingos al mes, esto me dio los recursos para estudiar los fines de semana. Anteriormente ya había trabajado como niñera, ayudante en un salón de belleza durante las vacaciones, a los 14 años trabajé en un mercado vendiendo vestidos y zapatos.

Cuando Gerardo me conoció, me invitó a ser parte de las Quetzalitas, finalizado el año obtuve una beca de estudio del MOJOCA que me permitió hacer los estudios de secretaria Bilingüe. Al final de mis estudios secundarios Gerardo me dijo que tenía los requisitos para ser elegida como socia del Comité de Gestión compuesto por jóvenes que dirigen el MOJOCA, fui elegida por la Asamblea General, en primer tiempo como Representante de la Escuela interna, después como encargada de una “Empresa de Calle” también colaboraba con los talleres de capacitación, las microempresas y la reinserción laboral. Tenía el sueldo mínimo legal y trabajé durante 7 meses, hasta cuando los responsables se enteraron que yo no tenía la ciudadanía guatemalteca ni el permiso de residencia. No podía seguir trabajando porque el MOJOCA arriesgaba una grave multa si asumía trabajadores clandestinos con sueldo y prestaciones legales. El MOJOCA me apoya en los largos trámites para obtener los papeles legales en Guatemala, actualmente soy residente permanente con la opción de nacionalizarme y puedo ejercer un trabajo regular.

A los 19 años empecé a estudiar en la Universidad privada Mariano Gálvez de Guatemala la carrera de Administración de Empresas, los fines de semana. Finalice el pensum en el año 2015 y una de mis profesoras me invitó a ser asistente de cátedra, brindo asesoría a los grupos en la elaboración y revisión de proyectos empresariales y de responsabilidad social. Encontré un trabajo como Asistente Administrativa en una empresa llamada Cambio y Cultura del Istmo. Esta empresa promueve la capacitación del recurso humano de las empresas a través de programas, cursos, charlas, conferencias, talleres y seminarios enfocados en temas empresariales, culturales, deportivos, artes, etc.

Durante todos estos años he participado activamente en el grupo de Quetzalitas, asumiendo por un periodo el papel de Representante. Hice tiempo de voluntariado en la Administración, Casa 8 de Marzo, Talleres Solidarios. Pertenezco a la asociación jurídica del Movimiento de Jóvenes de la Calle y Gerardo me invitó a presentar mi candidatura a las próximas elecciones de socias y socios a la Junta Directiva.

MOJOCA me ha apoyado en mi formación humana, espiritual, psicológica, política y sociocultural. Siempre pienso que sin haber conocido MOJOCA, no fuera la persona que ahora soy.

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