La coopération au développement

C’est un des choix importants le 26 mai … et (presque) personne n’en parle ! Que proposent les partis ? Qui s’engage clairement à rompre avec dix années de recul, de privatisations et de politiques plus favorables à la Belgique qu’aux pauvres des pays du Sud ?

On pourra lire ici 3 références pour mieux saisir l’importance de ces enjeux :

  • Le dossier de la Revue Nouvelle de ce mois d’avril. Un dossier solide et sévère, basé sur les données les plus récentes dans lequel on peut lire : « Le cœur de l’efficacité de l’aide au développement est qu’elle serve à améliorer la capacité des communautés de collaborer, entre elles et avec les autres, pour résoudre les grands problèmes vitaux que leur pose leur vie commune, dans un contexte économique, politique et culturel donné. En s’engageant dans une trajectoire tout autre, la coopération belge ne sera non seulement pas en mesure répondre aux besoins des populations locales, mais elle s’empêchera ainsi de lutter contre les causes profondes des inégalités mondiales, elles-mêmes sources de l’insécurité et des migrations forcées que la Belgique voudrait aujourd’hui limiter »
  • Lecture plus facile : l’article de J. Liesenborghs dans Plein Soleil du mois de février 2018  « Coopérer au développement ? Oui, mais comment ? » (A lire ici)
  • Plus spécifiquement Guatemala : « Quand le Guatemala organise l’impunité -Le pouvoir comme structure criminelle mafieuse », Le Monde Diplomatique, avril 2019. Un rappel du comment on en est arrivé à la situation actuelle.

Guatemala : des chiffres révoltants

Aux mains de quelques dizaines de grandes sociétés nationales ou étrangères, l’agrobusiness guatémaltèque alimente le marché mondial en café, bananes, sucre, cardamone, biocarburants, … tandis que le secteur extractif le fournit en argent, zinc, or, etc.

La valeur des produits agricoles exportés chaque année a été multipliée par 4 entre 2000 et 2015, celle des produits miniers par 8.

Durant la même période la pauvreté a augmenté de 7 % pour atteindre 67 % de la population.

Lire l’analyse de Bernard Duterme (CETRI)

La caravane des migrants

Des milliers de migrants en provenance du Honduras ont traversé ces dernières semaines le Guatemala. La caravane a grossi au fil des kilomètres de centaines de Guatémaltèques. Beaucoup de jeunes et d’enfants qui fuient la misère et la violence et veulent gagner les EU. Regardez une carte : après le Guatemala, c’est tout le Mexique qui les attend ! Et puis l’accueil de D. Trump…

La migration, ce n’est pas que chez nous ! Plus d’infos ici.

70 ans de DUDH

La déclaration universelle des Droits Humains (plutôt que de l’homme) fêtera ses 70 ans le 10 décembre prochain. Lisez le récit de la belle découverte de la Déclaration et du Mojoca. Elle a été réalisée par des élèves de 5 et 6 TQ à Arlon : une très belle exposition qu’on peut emprunter. Un travail « pour du vrai » très apprécié à la journée « portes ouvertes » de l’école Cardyn et lors des fêtes des 25 ans du Mojoca. Plus de détails ici.

Le MOJOCA a 25 ans

Cela fait 25 ans que Gérard Lutte a initié avec des filles et des garçons des rues le Mojoca. Cela s’est fêté en toute simplicité et amitié au Guatemala, en Italie et en Belgique. Des centaines d’ami.e.s et de volontaires ont célébré le chemin parcouru dans cette histoire de libération et d’émancipation. Avec des jeunes considérés là-bas comme des déchets.

Le réseau belge avait invité à 2 journées de fête et de travail. Le samedi 1 septembre, en présence de Gérard Lutte, les volontaires qui portent des actions aux 4 coins de la FWB se sont réunis à la Halle de Han (Tintigny). Ils ont partagé les raisons de leurs engagements. Leurs espoirs aussi. Emotion, amitié, simplicité et projets nouveaux. Le dimanche 2, près de 400 personnes sont venues écouter Emre Gultekin, Brahma Khyapa et Vardan Hovanissian. La Basilique d’Avioth a résonné aux sons des voix, cordes, doudouk, saz et autres instruments venus de Turquie, d’Inde ou d’Arménie. L’enthousiasme était au rendez-vous. Beaucoup ont découvert et apprécié ces musiques venues d’ailleurs.

Après la fête, l’engagement ! Ici et là-bas. Pour que le monde change, pour que le désordre établi ne renvoie plus des jeunes dans la rue, des mineurs dans des centres fermés, des SDF dans les gares,  des exilés sur des esquifs mortels, …

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Guatemala – Nicaragua, même combat ?

Nicaragua : la révolution sandiniste des années 70-80 en a fait rêver plus d’un en Europe. Las, aujourd’hui, son leader Daniel Ortega incarne ce qu’il y a de pire : une dictature et le népotisme.

Pour mieux comprendre la situation : trois articles à lire de Bernard Duterme du CETRI, Gérard Lutte et Médiapart qui apportent des éclairages intéressants.

 

Guatemala : Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992, a pu faire croire que le combat pour que les droits des minorités soient respectés dans ce pays était gagné. L’extrême pauvreté de plus de 50% de la population, les violences, la corruption, la malnutrition des enfants pauvres … témoignent d’une politique au service d’une caste de privilégiés. Le beau reportage avec les survivants de l’éruption du volcan Fuego nous plonge dans leur vécu.